LE SITE ABBATIAL DE SAINT MAURICE

Nous sommes en 1170 sur les terres de Conan IV duc de Bretagne, celui ci vient de faire don aux moines cisterciens de l’abbaye de Langonet,  » par pure charité et pour la rédemption de lui même et des siens  » de plusieurs hectares comprenant quelques villages, forêt et marais, à charge pour Maurice Duault abbé de Langonet, d’y établir une nouvelle communauté de moines cisterciens, ce qui sera entrepris en 1177 par la fondation sur les bords de la Laïta, à la lisière de la forêt de Carnoët par Maurice Duault de Croixanvec, de l’abbaye ND de Carnoët; il en sera le père abbé jusqu’à son décès en 1191. C’est en 1220 que le nom de Saint Maurice de Carnoët sera donné à l’abbaye en hommage à son fondateur. Partons à la découverte de ce site qui au fil des siècles a subi bien des vicissitudes et tout particulièrement lors de la révolution française de 1789 et de la deuxième guerre mondiale. L’ancienne orangerie édifiée au XVIIIème siècle a été parfaitement restaurée, pour bien l’observer il suffit de traverser la grande prairie ( ancien potager des moines ) on peut alors admirer l’élégance de ce bâtiment avec son toit en arrondi et ses lucarnes a fronton qui s’intègre parfaitement dans le paysage arboré qui se reflète sur le plan d’eau de la Laïta. Ce bâtiment était utilisé par les moines pour mettre à l’abri des rigueurs de l’hiver les plantes fragiles, d’où le nom d’orangerie. La ferme de l’abbatiale datant du XVIIème siècle a été restaurée pour lui rendre son lustre d’antan de manoir breton; situé à l’extérieur du monastère, ce bâtiment pouvait être occupé par le père abbé et sa domesticité, la communauté des moines résidant à l’intérieur des bâtiments monastiques. A la révolution, pendant la terreur une bande de chouans investit les lieux et chasse le dernier occupant Julien Launay. En 1997 à la restauration de la ferme on découvre qu’une espèce rare et protégée de chauves-souris a élu domicile dans les combles délabrés, leur présence a été prise en compte lors des travaux et ces petits animaux vivent maintenant dans le grenier sous les yeux de caméras qui enregistrent leur vie de groupe. Située non loin de la ferme, observons la grange aux dimes, la dime était un impôt payé à l’église qui était égal à un dixième de la récolte, mais l’abbaye avait une règle particulière qui ne demandait à ses métayers que la trente troisième gerbe de blé récoltée. Parfaitement restaurée la grange est constituée d’une pièce rectangulaire couverte d’une toiture de chaume en roseaux, matériau que les moines pouvaient trouver en abondance sur les bords de la Laîta, le sommet du toit est planté d’iris qui protègent le faîtage. A côté de la grange, la porte charretière de l’abbaye qui s’ouvre sur la rabine, route traversant la forêt de Carnoët et menant à Quimperlé, est tout ce qui reste du mur d’enceinte protégeant l’abbaye.Passons du matériel au spirituel, de l’église abbatiale il ne subsiste que la façade renaissance à fronton, construite au XVIIème siècle par les compagnons du devoir, les pilastres et les niches en coquille sont les caractéristiques du style renaissance. Sa destruction remonte à la révolution française ou l’abbaye abandonnée par les moines va être dévastée puis vendue comme bien national, les ruines ont en partie été utilisées comme carrière de pierres. Derrière le fronton l’église mesurait 42 mètres de long sur 7 mètres de large, elle était composée d’une nef, d’un large transept et d’un chevet.La salle capitulaire de style gothique est du XIIIème siècle, c’est le lieu où chaque matin se réunissaient les moines pour y entendre le père abbé commenter les chapitres de la règle de saint Benoit, il y rendait également la justice lorsque des larcins étaient commis sur les terres de l’abbaye, c’est le coeur spirituel de la communauté des moines cisterciens. Par un arrêté en date de 1956 la salle capitulaire ou salle du chapitre a été inscrite au titre des monuments historiques.

 

CLIQUER SUR LES PHOTOS POUR AGRANDIR

Publicités
Publié dans Non classé | 5 commentaires

LARMOR PLAGE

Larmor Plage est une station balnéaire située à l’entrée de la rade de Lorient, elle fait face à la citadelle de Port Louis à l’origine de la Compagnie des Indes crée par Louis XIV. son climat est caractéristique de la zone océanique de la Bretagne sud. Avec un très fort ensoleillement dépassant les 2.000 heures par an, la ville attire  un grand nombre de touristes français et étrangers, de juin à septembre et tout particulièrement au début du mois d’août  lors du festival interceltique de Lorient. Ses attraits sont: les plages, le port de plaisance, l’école de voile, le casino.

La plage de Toulhars est très appréciée des familles, faite de sable fin, elle s’étend sur un demi kilomètre, bien abritée elle descend en pente douce, la zone de baignade est bien balisée et la surveillance est assurée pendant les mois de juillet et août. Pendant la période de basse mer, la plage offre un vaste terrain de jeux pour les adeptes du beach volley et autres sports de plage, à certaines périodes des clubs de foot viennent même s’y entrainer.

La plage de Port Maria, toute proche du centre ville, est composée d’un sable blanc très fin et s’étire sur une distance d’environ 400 mètres, comme pour la plage de Toulhars, la surveillance est assurée pendant les mois de juillet et août. Les parents peuvent confier leurs enfants au club Mickey; la municipalité  a depuis quelques années ouvert une bibliothèque de plage avec transats et parasols. La promenade piétonne qui surplombe l’estran accueille les promeneurs, elle est bordée par des bars, restaurants, crêperies et glaciers.

Le port de plaisance, bien abrité dans la rade de Lorient est situé dans le quartier de Kernevel, à 2 kilomètres 500 du centre ville de Larmor, il offre un grand nombre  de places à flot dont une centaine réservées aux visiteurs qui trouveront  sur place, restaurants et commerces dédiés à la plaisance. Le kernevel mérite une visite des vacanciers qui pourront y découvrir le repaire du commandement de la Kriegmarine lors de l’occupation allemande mais aussi de belles villas anciennes et des maisons de pêcheur.

Les origines de la ville de Larmor Plage remonteraient au VI ème siècle où saint Gildas fit élever une chapelle, selon la légende, à l’emplacement de l’église actuelle, rien n’est moins sur, mais la date de 1615 gravée dans le granite de la tour clocher nous assure que nous sommes bien là au coeur d’un bourg de pêcheurs qui dépendait à cette époque de la paroisse de Ploemeur et ce n’est qu’en 1925 que Larmor devint commune indépendante et prit le nom de Larmor Plage pour se diversifier de Larmor Baden.

L’église actuelle a subi un grand nombre de transformations qui s’étalent du XIV  au XVII ème siècle, la partie la plus récente est la tour clocher dont la construction a commencé en 1615 pour se terminer en 1666: depuis cette époque une tradition perdure, c’est le salut des navires a Notre Dame de Larmor. Chaque navire de guerre partant en campagne tire une salve de 3 coups de canon en passant devant le clocher, en réponse, les cloches carillonnent, le recteur bénit le navire et les couleurs nationales sont hissées au mât de la tour.

Le centre nautique de Kerguélen à Larmor Plage est le plus important d’Europe et première école française de voile, ce centre propose toutes les activités nautiques, voile ,kayak, plongée sous marine, paddle, marche aquatique etc. Le centre est intégré dans le site naturel du parc océanique de Kerguélen d’une surface de 42 hectares incluant une plage de sable blanc longue d’un kilomètre 500, deux anciens marais et un espace dunaire où faune et flore maritimes sont placées sous la protection du conservatoire du littoral.

Le 5 novembre 2015 le nouveau casino de Larmor Plage ouvrait ses portes, situé en centre ville près de la promenade de Port Maria, il offre aux joueurs  une centaine de machines à sous, une table de black jack et une table de roulette. En dehors des jeux le casino propose des animations musicales, des apéros-concert. Le bar, la brasserie et le restaurant reçoivent les clients joueurs ou non dans un cadre agréable avec une terrasse qui offre une vue imprenable sur la mer.

 

PORT DE PLAISANCE DE KERNEVEL

CLIQUER SUR LES PHOTOS POUR AGRANDIR

Publié dans Non classé | 6 commentaires

L’ÎLE DE LA CITE PARIS QUE J’AIME

L’île de la cité, c’est l’embryon de notre capitale Paris, dont le nom proviendrait des Parisii, une peuplade gauloise de bateliers qui s’installa sur l’île 300 ans avant J.C. Un oppidum, une agglomération fortifiée du nom de Lutèce se constitue pour devenir la capitale des Parisii. En 53 avant J.C Jules César y aurait tenu son Grand Conseil des Gaules avant que son lieutenant Labiénus un an plus tard ne s’empare par ruse de Lutèce et en massacre toute la population. C’est en 508 que Clovis, chef incontestable de la Gaule fera de Lutèce devenue Paris sa capitale. Abordons l’île en traversant la Seine par le Pont Neuf, curieuse appellation car il est en fait le plus ancien des ponts de notre capitale. C’est Henri III qui en 1577 en décide la construction qui débutera en 1578 pour être interrompue de 1588 à 1598 pendant les guerres de religion. Henri IV en 1599 décide de reprendre les travaux qui s’achèveront en 1604. Long de 280 mètres et large de 30, ce pont non couvert dérogeait à l’aspect habituel de ces constructions, il ne supportait aucune maison ce qui permettait d’avoir de chaque côté  des trottoirs pour la circulation des piétons. Le fleuve franchi, sur la petite place du Pont Neuf, c’est le bon roi Henri qui nous accueille, enfin c’est plus tôt sa statue équestre et je vais vous en conter la curieuse histoire. En 1614 est élevée place Dauphine une statue à la gloire de Henri IV, les révolutionnaires de 1789 l’abattent. En 1814, une statue éphémère  est coulée pour la rentrée de Louis XVIII et porte l’inscription « Le retour de Louis fait revivre Henri ». Le 25 aout 1818 est inaugurée l’oeuvre de François-Frédéric Lemot que vous voyez aujourd’hui. En 2004, à l’occasion d’une restauration de la statue, on a découvert  dans le ventre du cheval différents objets qui y avaient été dissimulés 186 ans au paravent. En contrebas de la place du Pont Neuf, sur la pointe ouest de l’Île de la Cité qui comme l’étrave d’un bateau fend les flots le joli square du Vert Galant accueille à la belle saison les parisiens et les nombreux visiteurs étrangers à l’ombre de ses marronniers, saules pleureurs et autres espèces, où assis sur un banc l’on peut goûter  la fraicheur de l’air en lisant ou en admirant les jolis massifs fleuris; c’est ici la partie la plus basse de l’Île de la Cité avec un dénivelé d’environ 7 mètres avec la partie haute, au moment des crues le square peut être submergé en tout ou en partie.

La place Dauphine est un havre de paix qui s’ouvre au milieu du Pont Neuf par la petite rue Henri-Robert. C’est en 1607 que Henri IV cède ce terrain  au président du parlement de Paris Achille de Harlay, à charge pour lui de faire construire des maisons identiques sur les trois côtés d’une place triangulaire qui fut baptisée place Dauphine en l’honneur du dauphin le futur Louis XIII. Au cours des siècles plusieurs restructurations modifièrent l’aspect de la place dont la plus importante en 1874 ou Viollet le Duc fit abattre les immeubles formant la base du triangle pour dégager la façade arrière du Palais de Justice. Au sortir de la place Dauphine, le quai des Orfèvres, nommé ainsi car au 17ème et au 18ème siècle de grands joaillers y tenaient boutiques, mais ce que nous en connaissons aujourd’hui c’est le fameux numéro 36 où siège la préfecture de police. Les bâtiments actuels furent construits  sur l’emplacement de l’ancien hôtel du Premier Président de la Cour d’Appel de Paris détruit par un incendie lors de la Commune en 1871.

La Sainte Chapelle, en 1239 Louis IX achète pour 135.000 livres la couronne d’épines du Christ à l’empereur de Constantinople puis il se porte acquéreur  d’un morceau de la vraie Croix ainsi que de la lance qui perça le flanc de Jésus ce qui l’amena à vouloir construire un monument majestueux pour accueillir ces trésors de la chrétienté. Elevée en 33 mois dans le palais royal, elle est consacrée le 25 avril 1248. Les saintes reliques qui ont été sauvées de la révolution de 1789 sont maintenant conservées en la cathédrale Notre Dame de Paris sous la protection de l’archevêché. De style gothique rayonnant, la Sainte Chapelle du Palais est composée de deux éléments superposés, une chapelle basse qui accueillait les laïcs, les soldats et serviteurs qui dépendaient du palais et la chapelle haute directement reliée au palais réservée à la famille royale. En entrant dans la chapelle basse on a l’impression de pénétrer dans une crypte, ce qui est du a ses dimensions avec une hauteur sous plafond de seulement 6 mètres 60; voûtes et murs sont ornés d’une riche décoration dans les tons rouge, bleu et or. au fond de l’abside une statue de Louis IX nous rappelle que c’est à lui que nous devons cet édifice. La chapelle haute, quel contraste avec ce que nous venons de voir, une immense salle deux fois plus haute que large, les parois latérales et l’absidesont composées sur les deux tiers dela hauteur de vitraux aux tons bleu et rouge insérés entre de fines colonnettes, la partie basse est ornée de statues des apôtres. Au fond de la salle  dans l’abside une tribune à baldaquin abritait les saintes reliques. Depuis la révolution, la Sainte Chapelle a été désaffectée du culte et pourtant, deux fois par an la messe y est célébrée par l’aumônier du groupe catholique du Palais de Justice, à la Toussaint et le 19 mai pour la saint Yves patron des juristes. La conciergerie est une partie de l’ancien palais du roi sur laquelle  régnait le concierge, gouverneur de la maison royale, mais c’est comme antichambre de la mort que ce lieu est connu depuis la révolution de 1789, c’est là que siégeait le tribunal révolutionnaire sous la direction de Fouquier-Tinville, aujourd’hui c’est sans appréhension que l’on pénètre dans l’immense salle gothique dite: salle des gens d’armes. En 19 mois, environ 2600 prisonniers quittèrent la Conciergerie pour monter sur l’échafaud, parmi eux citons: Charlotte Corday, madame du Barry, André Chénier, Lavoisier. Pour clore cette visite de l’Île de la Cité il faut se rendre sur le parvis de Notre Dame de Paris que nous devons au baron Haussmann qui en rasant des îlots d’habitations a largement dégagé la façade du monument dont la construction voulue par Maurice de Sully débuta vers 1163. Après de nombreuses destructions et restaurations, nous découvrons Notre Dame telle que nous l’on laissé Viollet le Duc et Lassus après leurs travaux de restauration qui s’étalèrent de 1841 à 1864. Comment ne pas évoquer aussi le roman de Victor Hugo qui a pour cadre la cathédrale au Moyen-âge dans lequel évoluent ses personnages mythiques : Esméralda, Quasimodo, Claude Frollo, Phoebus de Châteaupers qui nous replongent dans le Paris des gueux de la Cour des Miracles.

CLIQUER SUR LES PHOTOS POUR AGRANDIR

Publié dans Non classé | 8 commentaires

LORIENT ET LA COMPAGNIE DES INDES

La ville de Lorient doit sa naissance à la Compagnie des Indes Orientales fondée en 1664 par Jean Baptiste Colbert, sur les ordres de Louis XIV qui souhaite concurrencer les hollandais, qui depuis 1602 avec la VOC (compagnie unie des Indes Orientales) organise des expéditions commerciales avec les pays d’orient. Les anglais sont également sur le marché avec l’East India Company qui en 1615 signe un traité avec le Grand Moghol, l’autorisant a commercer avec les Indes. Le 22 août 1664 Louis XIV par déclaration royale donne le monopole du commerce avec l’orient à la Compagnie des Indes Orientales qui s’établit au Havre et rachète la Compagnie de Madagascar sise à Port-Louis. Désirant agrandir ses chantiers la Compagnie des Indes va s’implanter sur l’autre rive de la rade au lieu dit « la lande du Faouëdic » alors territoire de la paroisse de Ploemeur.

La compagnie commence par marquer son territoire en construisant des baraquements en bois qui vont former l’enclos, premier noyau d’une infrastructure qui va être appelée à se développer suite à la guerre de Hollande qui met en insécurité les installations de la compagnie dans le port du Havre, le siège de l’exploitation est transféré au Faouëdic.Très rapidement le port s’organise, des bâtiments en dur sont construits pour accueillir les corps de métier nécessaires dans un port et son chantier naval: voilerie, corderie, forge. Ouvriers, artisans , commerçants affluent, une ville est née, son nom sera Lorient.

Le premier grand navire construit par les chantiers lorientais de la Compagnie des Indes est lancé le 6 mai 1671 et porte le nom de « Soleil d’Orient » mais dans un premier temps l’activité du chantier porte essentiellement sur la réparation et l’entretien des vaisseaux de la compagnie. Il  faudra attendre les années 1730 et la réorganisation de la Compagnie des Indes pour qu’elle s’oriente sur le développement de la construction navale et la vente du retour des marchandise d’Asie dont elle a obtenu le monopole de la distribution dans tout le royaume.

En 1731 le contrôleur général Orry décide de regrouper à Lorient l’ensemble des activités de la compagnie et fait appel au premier architecte du roi, Jacques V Gabriel, pour concevoir un ensemble architectural regroupant autour du port tous les éléments nécessaires à l’activité commerciale et industrielle. Il importe que cette conception soit harmonieuse, rationnelle et reflète la puissance de la compagnie car c’est à Lorient et seulement là que se fait le commerce des importations de Chine, des Indes et de l’Arabie.ces travaux débutent en 1733 et seront terminés en 1750.

LORIENT l’hôtel Gabriel

 

 

Que pouvons nous retrouver aujourd’hui des fastes de la Compagnie des Indes? En premier lieu l’imposant Hôtel Gabriel conçu par Gervais Guillois et Louis de Saint Pierre. L’ensemble est constitué de deux pavillons en façade, prolongés par deux ailes latérales avec au centre un jardin à la française. Cet ensemble est destiné à recevoir  la salle des ventes ainsi que des logements. Malheureusement  le bâtiment originel a été détruit, incendié par les bombardements en 1943 et a été reconstruit strictement à l’identique. Les jardins sont ouverts au public ainsi que des salles d’exposition.

Sur la « montagne du Faouëdic » s’élève la tour de la découverte, édifiée en 1786  par l’architecte  Philippe Guillois, ce n’est pas un phare mais une tour de guet qui permet la surveillance  du chenal d’accès au port de Lorient, la tour est munie d’un paratonnerre  pour lui éviter d’être détruite comme la première construite en 1737 et foudroyée en 1751. Après avoir été reconstruite elle est foudroyée à nouveau en 1784. La coupole que l’on voit au sommet de la tour protège un système optique de communication.

LORIENT les moulins

 

Sur la même colline deux moulins dont la construction est antérieure à celle de la tour, ont été bâtis par la compagnie pour fournir la farine nécessaire à la confection des pains et biscuits destinés  à la nourriture du personnel. Le premier moulin date de 1677 et le second de 1719, ils sont identiques, construits en dur et couvert en ardoise, ils cessèrent d’être utilisés en 1825 après avoir été endommagés  par une violente tempête.

Au pied de la colline, une vaste bâtisse dite « maison de l’imprimeur » était en fait au XVIIIème siècle l’imprimerie de la Compagnie des Indes, c’est dans ces ateliers qu’étaient composés les catalogues de vente de toutes les marchandises proposées aux acheteurs, une fois par an, pendant la première quinzaine du mois d’octobre. Tout au long de l’année ce sont les documents nécessaires à l’administration qui sortaient des presses de cette imprimerie.

La Compagnie des Indes a ouvert des comptoirs en Afrique, le principal se situe à Saint Louis du Sénégal à partir du quel sont chargés à destination de Lorient: l’ivoire, le mil, les bestiaux, l’or. Jugé insuffisamment rentable, la compagnie met fin à son monopole en 1758. Les comptoirs de l’Inde à partir des quels sont exportés des épices, du mobilier et surtout des textiles représentent les plus gros tonnages transportés par les navires de la compagnie. Le commerce avec la Chine passe par le port de Canton où sont entreposés, épices, porcelaines et soieries. La guerre de 7 ans (1756-1763) va porter un coup fatal à la Compagnie des Indes, la suspension de son monopole en 1769 aboutira à sa liquidation.

CLIQUER SUR LES PHOTOS POUR AGRANDIR

Publié dans Non classé | 20 commentaires

L’ETANG DU TER

017

L’étang  a pour origine une ria, basse vallée de la rivière côtière, le Ter, qui se jetait dans la rade de Lorient; en 1967 la construction d’un pont-digue sur la route reliant Lorient à Larmor Plage ferme la ria et crée en amont l’étang dit de Kermélo. En 1997 une nouvelle digue est construite sur la commune de Ploemeur pour retenir les eaux du Ter et former l’étang Saint Mathurin qui se déverse en aval dans l’étang de Kermélo, c’est l’ensemble de ces deux pièces d’eau qui forme l’étang du Ter réparti sur trois communes, Lorient, Larmor Plage et Ploemeur.011

L’étang de Kermélo est un bassin d’eau saumâtre puisque alimenté par le dévers de Saint Mathurin en eau douce et à chaque grande marée l’ouverture des vannes du pont-digue à basse mer le vide en partie; à pleine mer c’est l’eau de l’océan qui pénètre pour rétablir le niveau. Le renouvellement de l’eau est indispensable pour réoxygéner  cette eau stagnante et permettre à la faune et à la flore aquatique de se développer normalement. Ouvertes au public, les rives de l’étang du Ter est un lieu014 de promenade très apprécié des familles de la région et des estivants, le pique-nique y est autorisé et des tables et bancs rustiques sont mis à la disposition des visiteurs; un parcours sportif avec agrès permet aux jeunes athlètes d’entretenir leur forme, des aires de jeux sont réservées aux enfants, une base nautique permet de s’initier à la pratique de la planche à voile et aux autres sports de plan d’eau.012

Un grand nombre d’oiseaux fréquentent cette grande nappe d’eau, certains occasionnellement comme le goéland cendré qui est un migrateur hivernant ou le sterne Pierre Garin, migrateur estivant. D’autres sont sédentaires tels les cygnes, les hérons cendrés et une forte colonie de grands cormorans, un oiseau piscivore qui peut plonger jusqu’à dix mètres de profondeur pour saisir sa proie. Après sa pêche il passe des heures à se faire sécher car son plumage n’est pas imperméabilisé, ainsi lesté par l’eau il peut plonger plus profondément003

Les rives de l’étang sont très arborées ce qui permet l’été de très agréables promenades à l’ombre des grands feuillus comme les hêtres, le chênes les châtaigniers, en hiver ces arbres auront perdu leurs feuilles mais les résineux, pins, sapins, mélèzes conservent leur couleur verte. L’automne vous offrira les belles couleurs mordorées d’une nature qui s’apprête à s’endormir en attendant sa résurrection printanière. Si vous venez dans la région de Lorient à quelque saison que ce soit, prenez le temps d’un grand bol d’air sur ce site merveilleux.001

 

CLIQUER SUR LES PHOTOS POUR AGRANDIR

 

Publié dans Non classé | 5 commentaires

COLETTE DU BERCEAU A WILLY

yonne-2016-001Dans la froideur de l’hiver bourguignon, le 28 janvier1873, au 5 de la rue de l’Hospice à Saint Sauveur en Puisaye une petite fille poussait son premier cri en venant au monde dans la belle maison bourgeoise de ses parents. Le père, Julien Joseph Colette est le percepteur de la ville, charge qui  a été concédée en reconnaissance de la Nation au Saint Cyrien capitaine des zouaves Colette gravement blessé au combat et amputé de la jambe gauche. La maman, Sidonie Landoy, veuve Robineau-Duclos épouse Colette a hérité de son défunt mari des bâtiments de la rue de l’Hospice qui abrite maintenant la nouvelle venue, Sidonie Gabrielle Colette, sa demie-soeur , Juliette Robineau née en 1860, son demi-frère Achille Robineau né en 1863, son frère Léopold Colette né en 1866.yonne-2016-009 Nous pouvons aujourd’hui remonter le temps, 143 ans nous séparent de la naissance de Gabrielle Colette et il est possible de mettre nos pas dans les siens grâce a un exceptionnel travail de restauration de sa maison natale mené par l’association  » la maison de Colette ». Le jardin d’en face, le jardin du haut, le jardin du bas ont été reconstitués en fonction des descriptions que l’écrivaine en donnait dans ses livres. Le jardin d’en face, de l’autre côté de la rue avait été acheté par la famille Colette pour éviter le vis à vis d’une construction, il a été replanté à l’identique comme le jardin du haut et le jardin du bas. C’est à la spécialiste des jardins historiques Françoise Phiquepal que nous devons ces très belles réalisations.yonne-2016-007 Si la remise en état des jardins est une réussite, la reconstitution de l’intérieur du bâtiment tient du miracle, pour retrouver peintures et papiers peints d’origine recouverts de plusieurs couches relève du travail au scalpel d’un chirurgien, photographies, lambeaux de tapisserie vont permettre de refabriquer à l’identique  les matériaux nécessaires  à la mise en oeuvre de la réhabilitation des surfaces murales. En ce qui concerne l’ameublement, environ 20% des pièces sont celles ayant appartenu à la famille Colette, pour le reste elles sont d’époque et souvent d’origine locale, ce qui restitue bien l’ambiance familiale dans la quelle évoluait la jeune Colette jusqu’à l’âge de 18 ans.yonne-2016-016

1891, l’année terrible pour la famille Colette ruinée par des dépenses inconsidérées ils sont obligés de procéder à la vente volontaire de leurs biens, meubles et immeuble de Saint Sauveur, c’est un déchirement pour Gabrielle Colette que de quitter la maison du bonheur de son enfance pour rejoindre, à une quarantaine de kilomètres, Châtillon sur Loing où Achille Robineau, médecin de la ville va accueillir temporairement les Colette et leurs enfants dans la maison qu’il occupe au 20 de la rue de l’Eglise, en attendant que Jules Colette trouve de quoi loger sa famille dans cette ville du Loiret qu’il ne quittera plu jusqu’à son décès en 1905.yonne-2016-020 Gabrielle Colette commence une nouvelle vie sur cette terre du Gâtinais qu’elle va découvrir en accompagnant Achille dans ses visites de médecin de campagne et c’est à Châtillon sur Loing qu’elle rencontre un journaliste parisien, Henry Gautier-Villars, alias Willy; il est chauve, a 15 ans de plus qu’elle, elle a 20 ans, il lui demande sa main et elle accepte, c’est l’alliance de la carpe et du lapin. Le 15 mai 1893, mariage civil à la mairie de Châtillon sur Loing, la cérémonie religieuse est réduite à une simple bénédiction donnée à 4 heure de l’après midi dans l’église située à deux pas de la maison d’Achille et ce dans la plus stricte intimité.yonne-2016-024 Colette et son époux ont regagné la capitale, Gabrielle va écrire ses premiers livres que Willy s’empressera de signer, mais cela est une autre histoire. La famille Colette demeurera à Châtillon sur Loing ( qui deviendra Châtillon Coligny en 1896 dans une maison au 9 de la rue de l’Egalité.yonne-2016-025

Publié dans Non classé | 16 commentaires

LE CHÂTEAU DE SAINT FARGEAU

yonne-2016-050Saint Fargeau, capitale de la Puisaye est une ville d’environ 1700 âmes située en Bourgogne dans le département de l’Yonne. De son  riche passé, ce gros bourg offre aux visiteurs la découverte d’un grand nombre de maisons anciennes à pans de bois, la tour de l’horloge construite en pierre et brique date du XVème siècle, c’est une ancienne porte fortifiée donnant accès à la ville; l’église sainte Ferréole fut construite à la fin du XIIIème siècle. A la suite de fouilles, la découverte de bijoux gallo-romains confirme que le site a été occupé par nos ancêtres les gaulois, mais nous sommes en Bourgogne, terre de Vercingétorix.yonne-2016-028 La pièce maîtresse à découvrir à Saint Fargeau, c’est le château qui, à l’origine n’était qu’un simple rendez-vous de chasse fortifié construit vers l’an 1.000 par un fils naturel d’Hugues Capet du nom d’Héribert qui occupait la charge d’évêque d’Auxerre. Au fil des siècles le château et ses terres changèrent de propriétaires et la place sera prise par les anglais pendant la guerre de cent ans. En 1450 Jacques Coeur, grand argentier du royaume de France achète le château, accusé de malversations il en est dépossédé un an plus tard par son juge Antoine de Chabannes qui rachète a vil prix le domaine et y entreprend des travaux d’agrandissement en lui donnant la forme pentagonale que nous lui connaissons aujourd’hui.yonne-2016-031 En 1566 Renée d’Anjou, une descendante d’Antoine de Chabannes épouse François de Bourbon, en 1576 le roi Henri III érige le comté de Saint Fargeau en duché-pairie, Saint Fargeau passe ainsi dans la famille royale jusqu’à  » La Grande Mademoiselle  » cousine de Louis XIV. Pendant la Fronde, Anne-Marie-Louise d’Orléans s’oppose à son royal cousin en fermant à ses troupes les portes de la ville d’Orléans ce qui lui vaut en 1652 son exil à Saint Fargeau; déçue par l’état des lieux, elle charge Jean-François Le Vau de reprendre les 4 façades intérieures  du château; les travaux qui dureront 4 ans donnent au bâtiment l’aspect dans le quel il se trouve aujourd’huiyonne-2016-044. En 1715 le château de Saint Fargeau devient la propriété de Michel-Robert Le Peletier des Forts et c’est en 1778 qu’il échoit par héritage à Louis-Michel Lepeletier de Saint Fargeau, avocat et conseiller au parlement de Paris il passe avocat général en 1785. Aux Etats Généraux de 1789 il est élu député de la noblesse de Paris. Après l’abolition des titres de noblesse il n’est plu que Michel Lepeletier. En juin 1790 il est président de l’Assemblée Nationale Constituante. Au procès de Louis XVI il vote la mort du roi le 20 janvier 1793 et le soir même alors qu’il est attablé dans un restaurant du Palais Royal il est blessé à mort par un ancien garde de Louis XVI et décèdera  vers 11 heure du soir, la veille de l’exécution du monarque. Il repose maintenant dans la chapelle du château de Saint Fargeau

Le blason de Mademoiselle de Monpensier

Le blason de Mademoiselle de Monpensier

La galerie des portraits

La galerie des portraits

L'escalier d'honneur

L’escalier d’honneur

 

La salle des gardes

La salle des gardes

Publié dans Non classé | 17 commentaires

St. GERMAIN DES PRES PARIS QUE J’AIME

Saint Germain des Prés a connu ses heures de gloire après la libération de Paris, la France renaissait, les américains avaient amené le jazz dans leurs bagages, Sydney Béchet, Boris Vian, Juliette Gréco animent les nuits chaudes dans les caves du quartier, les zazous investissent le Tabou pour danser le swing avec l’orchestre de Claude Luter. Le club Saint Germain, voisin du Café de Flore et des Deux Magots attire une clientèle autre que les existentialistes, ce club de jazz est fréquenté par des intellectuels et le monde des arts et lettres et du spectacle qui viennent y applaudir des grands jazzmen américains comme Duke Ellington, Miles Davis, Kenny Clarkc mais aussi des français, Django Reinhardt, Martial Solal. Mais cette époque est révolue, le quartier a changé, on y vient pour se promener, boire un verre à la terrasse d’un café, découvrir son passé ancien, bref on y va pour muser.

Brasserie Lipp

Brasserie Lipp

Commençons notre balade par le boulevard Saint Germain, sur le côté impair, au 151 se dresse la devanture de la brasserie Lipp fondée en1880 par un alsacien, Léonard Lipp qui a fui son Alsace natale pour échapper à la germanisation induite par la débâcle française de 1870; en 1920 le restaurant change de propriétaire, il est racheté par monsieur Marcellin Cazes qui procède à des travaux d’embellissement, il fait poser des mosaïques sur les murs intérieurs et décorer le plafond dans le style 1900 ce qui amènera à un classement aux monuments historiques. La brasserie Lipp est devenue une institution et en 1935 Marcellin Cazes crée un prix littéraire à son nom. En 1965 la brasserie est mêlée à un fait divers qui fit grand bruit, l’enlèvement de Mehdi Ben Barka, client du restaurant, par les services secrets marocains.                   Côté pair du boulevard, face à la brasserie Lipp, le Café de Flore offre sa terrasse aux touristes assoiffés. Ouvert sous le règne de Napoléon III, le Flore a toujours attiré les hommes de lettres, tel Huysmans; à la fin du XIXème siècle, Charles Maurras participe au Flore à la création de la revue « Action Française ». Début XXème siècle, Guillaume Apolinaire, André Breton, Louis Aragon fréquentent l’établissement; dès 1930 les grands noms de la littérature française assiègent le Flore, Queneau, Fargue, Bataille, Desnos, mais aussi des peintres de renom, Picasso, Derain, Giacometti. Pendant la seconde guerre mondiale, Jean-Paul Sartre et sa muse Simone de Beauvoir y tiennent salon.              A deux pas du Flore « Les Deux Magots » est un café à l’ancienne avec serveurs en tabliers blancs qui servent en plateau comme à son origine en 1884. On retrouve dans sa clientèle les poètes, Verlaine, Rimbaud, Mallarmé; plus tard les Deux Magots deviendront la mecque du surréalisme avec à sa tête André Breton suivi par Aragon, Eluard, Soupault. En 1933 un groupe de surréalistes attablés au Deux Magots décident la fondation d’un prix littéraire pour contrer le Goncourt. Le premier lauréat du prix des Deux Magots est Raymond Queneau pour son livre  » Le chiendent » édité chez Gallimard. En 2016 le prix est attribué à Pierre Adrian pour « La piste Pasolini » aux éditions Les Equateurs.

L’église Saint Germain est une partie restante d’une grande abbaye fondée au VIème siècle par le roi Childebert Ier, fils du mérovingien Clovis; le lieu de culte originel ayant été détruit,une reconstruction voulue par l’abbé Morard débute vers l’an 1.000, la nef, le transept et la partie basse du clocher de l’église actuelle datent de cette époque, la flèche couverte en ardoise est du XIXème siècle. A la révolution les moines sont chassés de l’abbaye devenue bien national: vendue aux enchères l’ensemble des bâtiments, inclue l’église, semblent voués à la destruction mais une raffinerie de salpêtre s’y installe qui va fonctionner jusqu’en 1802. En 1803 l’église est remise au culte, une longue période de restauration s’ouvre et verra son aboutissement en 1862 par le classement aux monuments historiques. Le palais abbatial de Saint Germain des Prés doit sa construction au cardinal Charles de Bourbon nommé en 1562 abbé commendataire de Saint Germain des Prés. En 1586 le cardinal confie à Guillaume Bullant l’édification d’un palais sur les terres de l’immense abbaye, c’est une des premières constructions de style Louis XIII qui allie la brique à la pierre de taille. Vendu comme bien national en 1797 le palais abrite entre autre un sculpteur, James Pradier, qui y installe son atelier, c’est là qu’il sculpte les « Victoires » qui entourent le tombeau de Napoléon Ier. Après sa restauration dans les années 1970, le palais abrite maintenant différents centres de formation de l’Institut catholique de Paris. Le musée Eugène Delacroix, rue de Furstenberg est la dernière demeure du peintre, il s’y est installé le 28 décembre 1854 pour se rapprocher de l’église Saint Sulpice où depuis 1847 il décorait une chapelle. Le peintre vécut en ces lieux jusqu’à sa mort le 13 aout 1863. Il fit construire son atelier dans le petit jardin privatif dont il avait la jouissance; il écrit dans son journal: « la vue de mon petit jardin et l’aspect riant de mon atelier me causent toujours un sentiment de plaisir ». Rénové en 2012 le jardin offre aux visiteurs une approche qui répond bien à l’ambiance générale du lieu que Delacroix a connu. La rue de Buci fut ouverte au XIIIème siècle, c’est une des artères les plus anciennes de Paris et des plus typiques aussi avec ses étales en plein air dont l’origine remonte au moyen âge; le 31 mai 1942 sous l’occupation allemande la rue de Buci est le théâtre d’une manifestation de la résistance contre le rationnement, des femmes envahissent et pillent restaurants et épiceries de luxe pour partager les vivres, pendant l’intervention de la police deux policiers sont abattus par les hommes d’un groupe de protection, l’évènement fut qualifier d’attentat terroriste. La rue Visconti est une voie étroite ouverte en 1540 sous le nom de Marais Saint Germain, aujourd’hui son calme et son ambiance « Vieux Paris » tranche avec l’agitation de la rue de Seine dans la quelle elle aboutit. Au XVIème siècle elle fut renommée « Petit Genève » à cause des nombreux protestants , dont Bernard Palissy, qui y trouvèrent refuge pour échapper au massacre de la Saint Barthélémy, c’est en 1864 qu’elle prit le nom de Visconti en l’honneur de l’architecte Louis Visconti auteur du tombeau de Napoléon Ier aux Invalides. Des personnages importants vécurent dans cette rue, Mérimé au numéro 20, Balzac au 17, Racine y mourut au 24. L’Ecole des Beaux Arts est installée au 14 rue Bonaparte dans des bâtiments qui regroupent d’anciens hôtels particuliers et les vestiges de l’ancien couvent des Petits-Augustins fondé par la reine Margot; l’école remplace en ces lieux le Musée des Monuments Français créé en 1795 par l’archéologue Alexandre Lenoir. Au fond de la cour d’honneur, une imposante façade, celle du Palais des Etudes est l’oeuvre  de deux architectes, François Debret et Félix Duban.

La rue de Nevers est une ruelle très étroite dont l’origine remonte  au XIIIème siècle, à cette époque elle était fermée par deux portes et était connue sous le nom de « Rue des Deux Portes », c’est en 1636 qu’elle fut appelée rue de Nevers car elle longeait les bâtiments de l’Hôtel du même nom. Longue de 163 mètres et large de 8 mètres elle se termine en impasse après le débouché de la rue de Nesle. Au fond de la voie, subsiste des restes de l’enceinte que Philippe Auguste fit élever pour protéger Paris des attaques possibles des anglais menés par les Plantagenet.

Publié dans Non classé | 26 commentaires

MONTMARTRE PARIS QUE J’AIME

montmartre 002La butte Montmartre est le point culminant de Paris avec ses 130 mètres de hauteur et la basilique du Sacré Coeur qui domine la ville. Il y a très longtemps que les Dieux ont investi la place car à l’époque Gallo-Romaine deux temples furent bâtis, l’un dédié à Mercure, l’autre à Mars ce qui laisse à penser que Montmartre aurait pour origine:  » le mont de Mars  » transformé en:  » mont de martre ( martre=martyr ) ce qui colle bien avec la légende de Saint Denis, premier évêque de Paris décapité sur la colline et qui ramassant sa tête se rendit à pied jusqu’au lieu de sa sépulture, emplacement actuel de la basilique Saint Denis.montmartre 003

Au pied de la butte, arrêtons nous sur la petite place arborée Charles Dullin. Cadet d’une famille de 17 enfants, Charles nait en 1885 à Yenne en Savoie. Après ses études il se rend à Paris pour y entamer une carrière théâtrale qu’il débute en 1903 au théâtre des Gobelins et au Lapin Agile. Après avoir travaillé avec Jacques Copeau et Firmin Gémier, il monte sa propre troupe  » l’Atelier « . Sur cette place en 1822 le » théâtre Montmartre « est inauguré et poursuivra ses représentations jusqu’en 1913 date à la quelle il est transformé en cinéma: « Le Montmartre », son écran brillera jusqu’en 1922, date où Dullin rachète la salle et la baptise  » Théâtre de l’Atelier » qu’il dirigera jusqu’en 1940 avant de le confier à André Barsacq. Charles Dullin est décédé le 11 décembre 1949.montmartre 005

Poursuivons notre chemin jusqu’à la place des Abbesses, plus vaste que la place Charles Dullin mais comme elle arborée, elle a un petit côté provinciale avec ses bancs publiques, son manège enfantin et sa curiosité, la bouche de métro qui ouvre sur la station la plus profonde de Paris et qui est surmontée par l’un des derniers édicules Guimard, ce qui lui vaut une inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1978. L’abri est composé d’un toit en verre soutenu par des bras en fonte moulée, les entourages portent le sigle M pour  » métropolitain « . il ne subsiste plu que 87 abris Guimard à Paris, ils sont tous protégés.montmartre 007

Au nord de la place des Abbesses le square Jehan-Rictus offre aux badauds un espace de verdure et d’ombrage pour se reposer quelques instants en contemplant un curieux mur. Mais qui était Jehan-Rictus? Né le 21 septembre1867 à Boulogne sur Mer, fils de Mandé Delplanque et de Gabrielle Randon, il fut inscrit à l’état civil sous le nom de Gabriel Randon; bien qu’ils n’aient pas  reconnu l’enfant, ses parents se chargèrent de l’élever mais il eut une enfance malheureuse et s’émancipa dès l’âge de 17 ans. A Montmartre il côtoie des artistes et s’essaie à l’écriture de poèmes, il se lie d’amitié avec José-Maria de Hérédia et Albert Samain. Le succès vient quand sous le pseudonyme de Jehan-Rictus il déclama ses poèmes au « Quat’z’arts », un cabaret montmartrois.montmartre 008

Revenons au square et à son mur étrange; le mur « des  je t’aime  » es une oeuvre imaginée par Frédéric Baron et Claire Quito; construit sur une surface de 40m2 il est composé de 612 carreaux en lave émaillée où sont inscrits 311 « je t’aime » en 250 langues. Les éclats de couleur rouge sur la fresque sont sont les morceaux d’un coeur brisé, symbole d’une humanité qui se déchire et que le mur tente de rassembler. Ce monument insolite est dédié à l’amour universel.montmartre 011

Poursuivons notre ascension  de la butte pour arriver à la place Emile Goudeau où planent les ombres de grands peintres, Paul Gauguin, Pablo Picasso, Van Donguen, Modigliani, Le Douanier Rousseau entre autres, tous ces artistes résidèrent au numéro 13 de cette place dans des ateliers d’artiste, cet immeuble fut surnommé  » Le Bateau- Lavoir  » par Max Jacob. A l’origine existait à cet emplacement une guinguette  » Le Poirier sans Pareil « , en 1889 l’endroit est transformé en petits logements ne comportant qu’une seule pièce, en 1892 s’installe le premier locataire, Max Maufra un peintre breton. En 1970 un incendie ravage le Bateau- Lavoir, reconstruit en 1978 il abrite à nouveau des artistes peintres.montmartre 013

L’alimentation en eau du village de Montmartre posait de sérieux problèmes compte tenu de son altitude, en 1835 un premier château d’eau fut construit sous la forme d’une tour octogonale; après une surélévation en 1865 il fut alimenté par les eaux de la Dhuys. La façade donnant sur la place Jean Baptiste Clément est de style renaissance, quelques marches dans un jardinet fleuri donne accès à une niche en hémicycle qui abrite une superbe urne en bronze. Sur le fronton une plaque de marbre gravée rappelle les origines de la construction que l’on doit à l’architecte Titeux de Fresnoy. Les sculptures du fronton et de la façade sont attribués à Bandeville.montmartre 017

La maison qui abrite aujourd’hui  » La Bonne Franquette  » date probablement de l’époque de la reconstruction de Montmartre après le grand incendie de 1559. Quand cette auberge était fréquentée par Pissaro, Sisley, Cézanne, Ttoulouse-Lautrec, Renoir, Zola, elle s’appelait  » Le Billard en Bois « , jeu qui consistait à pousser un palais à l’aide d’une canne de billard pour renverser un bouchon sur le quel étaient empilés des sous ( pièces de 5 centimes ). Avec son charme de petit restaurant de campagne, son jardin inspira Van Gogh pour son tableau « La Guinguette »  .Ce carrefour de la rue des Saules et de la rue Sainte Rustique a été immortalisé par le fils de Suzanne Valadon, Maurice Utrillo, peintre représentatif de l’école de Paris, il a peint de nombreux paysages urbains, essentiellement des vues du quartier Montmartre.montmartre 019

En arrivant place du Tertre, nous atteignons le sommet de la butte Montmartre, c’est le coeur du village d’autrefois avec ses petites maisons qui enserrent le terre-plein planté de grands arbres à l’ombre des quels il faisait bon vivre; au numéro 3 la première mairie dont Georges Clémenceau fut l’un des occupants, en 1920 au 19 bis Jules Depaquit y installe  le siège de la commune libre de Montmartre mais aujourd’hui cet immeuble abrite le syndicat d’initiative, l’ancienne mairie est devenue la maison des petits poulbots héritiers de ces images d’enfants popularisées au début du xxème siècle par le dessinateur Francisque Poulbot, cette atmosphère villageoise maintenant disparue est remplacée par une foule interlope qui sur le coup de midi s’installe aux terrasses des cafés puis se fait tirer le portrait par des  » artistes » qui proposent tableaux et caricatures.montmartre 022

Tout à côté de la place du Tertre s’élève l’église Saint Pierre de Montmartre c’est la deuxième plus vieille église de Paris, elle fut construite en 1134 à la demande du roi Louis le Gros. Au fil des siècles de nombreuses transformations seront effectuées, la dernière restauration démarre en 1900 et dure 5 ans. La façade actuelle date du 18ème siècle, les voûtes de la nef du 15ème siècle, la travée du choeur conserve les plus anciennes ogives de Paris datées de 1147. 27 vitraux modernes confectionnés en 1952 et 1953 par Max Ingrand, maître verrier sont offerts à l’église par un paroissien. En 1980 Tomaso Gismondi, un sculpteur italien offre 3 portails en bronze pour la façade de l’église, les 6 ventaux fondus à Rome furent bénis par le pape Jean-Paul II avant leur expédition à Paris.montmartre 026

La basilique du Sacré Coeur de style romano-bysantin est l’oeuvre de 3 architectes: Paul Abadie, Honoré Daumet et Emile Hirsch, son financement a été assuré par une souscription nationale à laquelle ont participé près de 10 millions de fidèles. La construction de l’église commencée en 1875 fut totalement achevée en 1914, la consécration ne pu se faire pour cause de guerre que le 16 octobre 1919. Construite sur les lieux mêmes d’où démarra la commune de Paris en mars 1871 et la répression sanglante des versaillais, la basilique fut associée à cet épisode et considérée comme le symbole du pouvoir bourgeois opprimant le peuple ouvrier et révolutionnaire, une église pour expier les crimes des communards, c’est une hypothèse qui n’a jamais été confirmée.montmartre 027

Le clos Montmartre fut crée en 1933 par la ville de Paris à la demande de la société  le Vieux Montmartre, 2.000 pieds furent plantés sur 0,15 hectare, il ne reste plu aujourd’hui que 1762 ceps, gamais, pinot noir et cépages de différentes régions. La présence de vignes sur la colline de Montmartre est connue depuis l’an 944, au 12ème siècle l’abbaye de Montmartre entretient un vignoble et au 16ème siècle c’est sur l’ensemble de la butte que l’on produit un petit vin consommé localement. En 1860 Montmartre est annexé à Paris, les vignes commencent à disparaitre pour laisser place aux constructions et sont devenues inexistantes en 1928.montmartre 029

De tous temps le bâtiment qui abrite aujourd’hui le « Lapin agile  » eut pour vocation d’accueillir une clientèle assez particulière, en 1860 c’est une auberge  » Au Rendez-vous des Voleurs  » qui en 1869 devient  » Le Cabaret des Assassins  » et a pour décor des portraits de meurtriers célèbres.  montmartre 030

En 1880, à la demande du propriétaire de l’époque, le caricaturiste André Gill peint une enseigne représentant un lapin qui s’échappe de la casserole où il était prévu de le faire cuire, le lapin à Gill devient vite  » au lapin agile « . Au début du 20ème siècle voyous et artistes fréquentent le cabaret jusqu’à ce que son propriétaire, Frédéric-Gérard se débarrasse de la pègre  pour en faire une institution culturelle qui reçoit des artistes et des hommes de lettres tels Roland Dorgeles, Max Jacob, Paul Fort,Guillaume Apollinaire; Picasso en 1905 peint  » Au Lapin Agile: Arlequin au Verre « .Après la 2ème guerre mondiale le cabaret fait connaitre de jeunes artistes comme Léo Ferré, Claude Nougarro.montmartre 031

Le château des brouillards tire son nom  des brumes matinales qui se formaient à cet endroit où des sources existaient. Au 18ème siècle les ruines d’un moulin occupaient ce terrain quand un avocat au parlement de Paris y fit construire une  » Folie « , au 19ème siècle  les communs du château se délabrèrent, la Folie se ruina, des rapins et des marginaux y bâtirent des cabanes, ce lieu devint  « Le Maquis de Montmartre » qui fut détruit au début du 20ème siècle, la Folie est miraculeusement sauvée par Victor Perrot qui la rachète et la restaure. En 1983 Claude Nougaro écrit une chanson: Allée des Brouillards et Roland Dorgeles en fait le titre d’un de ses ouvrages: Le Château des Brouillards.montmartre 033

Place Marcel Aymé une étrange statue semble sortir d’un mur, c’est l’oeuvre de Jean Marais sculpteur en hommage à l’auteur du « Passe Muraille », Marcel Aymé natif de l’Yonne qui passa une grande partie de sa vie rue Norvins à Montmartre où il situe plusieurs de ses romans; monsieur Dutilleul,employé de bureau dans un ministère habite Montmartre et découvre un jour qu’il peut traverser les murs, il utilise ce pouvoir pour commettre des vols, il s’enrichit et finit par se faire prendre, il est jeté en prison dont il s’évade. Amoureux d’une jeune femme rencontrée rue Lepic, il traverse les murs pour la retrouver chez le mari jaloux , mais un jour, perdant son don il reste figé dans une muraille rue Norvins. La statue a été inaugurée en 1989 en présence de Marcel Aymé.montmartre 034

Le Moulin de la Galette est le dernier en état de marche subsistant sur la butte Montmartre qui en a compté  jusqu’à 15, construit en 1622 il était nommé « le blute fin » et servait indifféremment  à broyer du blé, le plâtre et même le raisin. En 1870 son propriétaire, monsieur Debray  y ouvre une guinguette où l’on danse et où l’on peut se restaurer en dégustant un petit pain de seigle nommé galette, arrosé d ‘un verre de lait ou d’une rasade du petit vin produit sur la butte et voilà comment de « Blute Fin » ce moulin est devenu « De la Galette ». Restauré en 1978 le moulin ne tourne pas, c’est en 2001 que Lucien Poupeau et Marcel Charron lui redonnent vie en rénovant les ailes; de nombreux peintres le couchèrent sur leurs toiles, parmi les plus célèbres: Renoir,Van Gogh, Lautrec, Utrillo, Picasso…….

Publié dans Non classé | 20 commentaires

VENISE LA SERENISSIME

Venise wordpress 030Venise, cité mythique à qui l’on donne le titre de « sérénissime » doit sa construction à l’invasion des Francs  qui, en 811 poussa les habitants du continent à s’installer sur les îles de la lagune qui offraient un asile plus sur face aux barbares. La ville est bâtie sur 117 îles, 150 canaux et 400 ponts les relient entre elles, aucune circulation de voitures n’est possible, tout transport se fait par bateau, de la livraison des marchandises aux convois funéraires, la police et les services de secours sont dotés de canots rapides. Le vaporetto est l’autobus des vénitiens, l’inconvénient est que l’on y est aussi serré que dans le métro parisien aux heures de pointe, reste le bateau-taxi, mais assez onéreux.Venise wordpress 022

Le grand canal est l’avenue la plus extraordinaire du monde, c’est l’artère principale de la cité, il serpente sur 3km800, sa largeur varie de 30 à 70 mètres pour une profondeur moyenne de 5,50 mètres; il sépare la ville en deux: sur la rive droite les quartiers de Cannaregio, San Marco et Castello, sur la rive gauche: Dorsoduro, Santa Croce et San Polo. Jusqu’au 19ème siècle un seul pont permettait le franchissement du canal, le pont du Rialto; à partir du 12ème siècle des ponts de bois furent construits à cet emplacement, c’est en 1591 que fut inauguré le premier pont en pierre toujours en service aujourd’hui.

Le Rialto

Le Rialto

Des 4 ponts qui aujourd’hui traversent le grand canal, le pont du Rialto est le plus célèbre et le plus ancien reliant les quartiers de San Polo et de San Marco. Au 16ème siècle la république de Venise décide de remplacer le pont de bois par un pont en pierre, des projets sont demandés à l’architecte et sculpteur Jacopo Sansovino, à l’architecte Andréa palladio et à Michel-Ange. A l’issue d’un concours  organisé par le Doge de Venise, c’est un architecte suisse-italien qui est désigné pour l’édification du nouveau pont du Rialto, les travaux dureront 3 ans, de 1588 à 1591. L’ouvrage est composé d’une arche unique de 48 mètres qui supporte en son centre une grande arche et de chaque côté 6 arches en descente et 6 arches en montée de moindre importance dans les quelles sont logées des boutiques, 3 passages piétons en permettent l’accès.{B9F98C0B-5179-444D-8264-510325505498}-VENISE 2013 035

Les riches commerçants vénitiens, les magistrats de la ville se font construire des palais sur les rives du grand canal pour s’afficher et miroiter dans les eaux, tel le Ca’ d’Oro (maison d’or) voulu par Marino Contarini, procureur de Saint Marc et conçu par l’architecte Marco d’Amadio, il est construit de 1421 à 1434 dans le style gothique vénitien par les galeries du premier et second étage, mais les colonnades du rez de chaussée et les fenêtres carrées dessinent déjà l’arrivée du style renaissance. Légué à l’état italien en 1922 par son propriétaire Giorgio Franchetti, la « maison d’or » abrite maintenant un musée qui présente des peintures et sculptures.Venise wordpress 017

 

La plazza San Marco  est le coeur emblématique de la ville que Napoléon considérait comme « le plus beau salon de l’Europe », il fallut des générations d’artistes et d’artisans qui ont oeuvré pendant 10 siècles pour nous offrir ces merveilles que nous pouvons admirer aujourd’hui, le palais des doges, la basilique Saint Marc, le campanile, les colonnes du lion de Saint Marc et saint Todaro, nous avons là un miracle d’architecture, de couleurs et de lumière.Venise wordpress 029 Des galeries abritent de nombreuses boutiques de luxe ainsi que des cafés et restaurants, le plus célèbre d’entre eux est le Florian qui fut inauguré en 1720, la place s’ouvre sur le grand canal par la ravissante piazetta, lieu de rencontre entre les touristes et les pigeons vénitiens.VENISE 2013 027

Le palais des doges (Palazzo ducale) est à la fois la résidence des doges, le siège du gouvernement, d’un tribunal et d’une prison d’état; sa construction remonte au 12ème siècle mais entre le 13ème et le 16ème de nombreuses transformations lui donnèrent son apparence actuelle; sa façade est ornée d’un décor géométrique en marbres blancs et roses du plus bel effet. Son style gothique flamboyant est très typique de Venise. Choisi parmi les membres de l’aristocratie  du Grand Conseil le doge est élu à vie, principal magistrat de la ville, il incarne la République mais ses pouvoirs sont limités et il reste toujours sous la surveillance du Grand Conseil. A son décès les attributs de sa charge, l’anneau et le sceau portant ses armes sont détruits, l’état s’en trouve paralysé jusqu’à l’élection de son successeur.Venise wordpress 007

La basilique Saint Marc fut fondée en 828 et continuellement embellie jusqu’au 16ème siècle, art grec et médiéval, bysantin et toscan ont contribué à sa beauté sous toutes les formes possibles d’art: de la mosaïque à l’orfèvrerie, de la sculpture à la peinture. A sa consécration en 1094 le corps le corp de Saint Marc y fut miraculeusement retrouvé. La façade s’ouvre par 5 portails ornés de marbre et de sculptures de différentes époques ainsi que de mosaïques qui laissent une impression de grande richesse.Venise wordpress 012 En pénétrant à l’intérieur de la basilique on est frappé par la luminosité des mosaïques dont les plus anciennes datant de 1071 furent créées par des mosaïstes de Constantinople. Les thèmes présentés évoquent des scènes du nouveau testament, le Christ triomphant, le jugement dernier, la passion et la mort du Christ. Les noces de Cana et la Cène ont été réalisés d’après des cartons du Tintoret, la guérison des lépreux d’après des cartons de Véronèse.Venise wordpress 002

Dans le quartier de San Marco le feu détruit le théâtre San Bénédetto, à son emplacement une nouvelle salle est construite et prend le nom de « La Fenice » ( le phénix), son inauguration se fait en 1792. En 1836 le théatre est détruit par les flammes, reconstruit il rouvre ses portes en 1837. Le 29 janvier 1996 un incendie criminel le détruit à nouveau, mais tel le phénix il renait de ses cendres, reconstruit à l’identique avec son luxe d’origine.Venise wordpress 004 Les travaux débutent en 2001, durent 2 ans et coutent 60 millions d’euros; le 12 novembre 2003 la Fenice rouvre ses portes avec la Traviata de Verdi. Le théâtre a été modernisé avec la création d’une salle de musique de chambre et de salles de répétition le tout décoré de tentures et éclairé par des lustres de Murano.Venise wordpress 005Venise wordpress 006

 

Publié dans Non classé | 6 commentaires