LES KAOLINS DE PLOEMEUR (Morbihan)

La ville de Ploemeur se situe près de Lorient, son sous-sol est en partie composé de roches granitiques dont la décomposition  les transforme en argile blanche composée en grande partie de kaolinite, autrement dit du silicate d’aluminium. En 1904 un ingénieur français du nom de Paul François de passage à Lorient, au cours d’une promenade découvre par hasard sur son chemin de l’argile blanche qu’il identifie très vite comme de l’argile kaolinique de grande qualité, il va en entreprendre l’exploitation. En parcourant le sentier des kaolins, vous entrerez dans le monde des « terrils blancs »

Pendant la première guerre mondiale, Paul François doit interrompre l’extraction du gisement. Après l’armistice de 1918, l’implantation d’une usine est décidée pour mettre fin à une exploitation trop rudimentaire. Au décès de Paul François, son fils prend la succession jusqu’en 1932 où il cède l’affaire. Après cette date des regroupements d’entreprises forment,  » Les kaolins d’Arvor » puis « Les kaolins de Ploemeur » qui sont rachetés en 2008 par « Imérys Céramics France »

Imérys qui exploite les kaolins de Ploemeur extrait sur le site 70.000 tonnes de minerai par an et exporte dans 50 pays pour un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros. Mais quel avenir pour le site qui couvre aujourd’hui 180 hectares ? La société souhaite une extension d’environ 20 hectares pour une exploitation d’au moins 10 années. En dehors du kaolin, sont extraits  et commercialisés d’autres produits tels que le quartz et le mica.

Le kaolin, on le retrouve dans beaucoup de produits, tel que la peinture, certains produits de beauté ou le caoutchouc, la papèterie, le carrelage etc… mais il trouve sa gloire dans la fabrication de la porcelaine qui est composée à 55% de kaolinite très pure et très blanche, de 20% de quartz qui permet la tenue des pièces au feu et de 25% de feldspath qui assure la vitrification du mélange.   Limoges a une renommée mondiale pour la qualité de sa porcelaine et la beauté des décors de ses pièces obtenus par des émaux vitrifiables et des métaux précieux tels que l’or et le platine.

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LES EPAVES ( Anatole Le Braz )

Dans l’âpre souffle des hivers,                    Pareilles à des noyés hâves,                             Voici venir du fond des mers,                        Les tristes, les vieilles épaves…

Et c’était jadis des vaisseaux,                         Des vaisseaux bruns aux blanches voiles,    Que berçait l’infini des eaux                       Avec la chanson des étoiles.

 

C’était des bricks aux mâts hautains,          Aux flancs rebondis, comme l’Arche,              Et qui semblaient, dans les lointains,              Un peuple de clochers en marche.

L’Océan vaste, avec lenteur,                            Les promenait sur son épaule,                        Des soleils lourds de l’Equateur                       Aux frissonnantes nuits du pôle;

Et le soir, les marins assis,                              Balancés dans les vergues noires,                   Se racontaient de longs récits,                         Vieux refrains et vieilles histoires,

Et les mousses, rudes enfants                        Dans leur sommeil plein de chimères,          Rêvaient des retours triomphants                  Vers le Pays, où sont les Mères…

Anatole Le Braz a vu le jour le 2 avril 1859 dans les Côtes d’Armor à Saint Servais. Fils d’instituteur, c’est donc tout naturellement qu’il est amené à poursuive des études supérieures, il commence au lycée impérial de Saint Brieuc, puis il monte à Paris où il est répétiteur à Saint Louis et obtient la licence de lettres. A 27 ans il est professeur de lettres au lycée de Quimper, c’est là qu’il va laisser éclater sa vocation littéraire. En 1892, il publie  » La chanson de la Bretagne  » recueil  de poésies dont « Les épaves  » est un extrait. Anatole Le Braz est décédé le 20 mars 1926, il repose à Tréguier dans les Côtes d’Armor.

 

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LE MUSEE ALSACIEN DE STRASBOURG

L’origine du musée remonte à l’année 1902, (à cette époque l’Alsace est sous domination allemande depuis son annexion  en 1871), le 2 novembre 7 strasbourgeois sont réunis devant notaire en assemblée générale fondatrice du musée. Après l’acquisition en 1904 d’un immeuble sur le quai Saint Nicolas pour héberger  ses collections, le nouveau lieu d’exposition sera ouvert en 1907. En 1914 la municipalité strasbourgeoise se substituera à l’association fondatrice du musée. Au premier immeuble du 23 quai Saint Nicolas, viendront s’ajouter les propriétés des numéros 24 et 25 du quai, qui forment l’ensemble que nous connaissons aujourd’hui.

En pénétrant dans le musée, nous reculons de 5 siècles, après avoir parcouru un long couloir, nous aboutissons dans la cour d’un haut bâtiment de 2 étages agrémentés de magnifiques galeries ouvertes, il se dégage de cet ensemble une sensation de calme et de sérénité. L’état actuel est le résultat de l’importante rénovation réalisée par l’architecte Théo Berst, qui a du procéder  au dégagement de certaines parties anciennes qui auraient été murées  par d’anciens propriétaires et il fut même amené a utiliser des éléments récupérés sur d’autres maisons d’époque vouées à la destruction, pour aboutir au magnifique résultat que nous pouvons admirer aujourd’hui.

Le musée alsacien s’attache tout particulièrement à l’ethnographie de l’Alsace du 18ème et 19ème siècle, ses initiateurs ont collecté principalement dans le Bas Rhin, des pièces faisant référence à la vie des familles paysannes, costumes, meubles et ustensiles d’usage courant dans le ménage alsacien et c’est en parcourant l’ensemble des pièces des 3 maisons qui composent le musée que l’on découvre la richesse de son fond. Les costumes régionaux tant féminins que masculins y sont largement représentés dans une mise en scène appropriée.

La reconstitution d’intérieurs ruraux est particulièrement soignée et donne une image fidèle de la réalité de l’époque, meubles et costumes nous ramènent dans les siècles passés et nous replongent au coeur même de la maison d’origine, dans une mise en scène irréprochable. Depuis sa création au lendemain de la guerre franco prussienne de 1870, le musée alsacien de Strasbourg est le témoin de la richesse et de la diversité de la civilisation populaire traditionnelle de cette belle province.

 

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LE SITE ABBATIAL DE SAINT MAURICE

Nous sommes en 1170 sur les terres de Conan IV duc de Bretagne, celui ci vient de faire don aux moines cisterciens de l’abbaye de Langonet,  » par pure charité et pour la rédemption de lui même et des siens  » de plusieurs hectares comprenant quelques villages, forêt et marais, à charge pour Maurice Duault abbé de Langonet, d’y établir une nouvelle communauté de moines cisterciens, ce qui sera entrepris en 1177 par la fondation sur les bords de la Laïta, à la lisière de la forêt de Carnoët par Maurice Duault de Croixanvec, de l’abbaye ND de Carnoët; il en sera le père abbé jusqu’à son décès en 1191. C’est en 1220 que le nom de Saint Maurice de Carnoët sera donné à l’abbaye en hommage à son fondateur. Partons à la découverte de ce site qui au fil des siècles a subi bien des vicissitudes et tout particulièrement lors de la révolution française de 1789 et de la deuxième guerre mondiale. L’ancienne orangerie édifiée au XVIIIème siècle a été parfaitement restaurée, pour bien l’observer il suffit de traverser la grande prairie ( ancien potager des moines ) on peut alors admirer l’élégance de ce bâtiment avec son toit en arrondi et ses lucarnes a fronton qui s’intègre parfaitement dans le paysage arboré qui se reflète sur le plan d’eau de la Laïta. Ce bâtiment était utilisé par les moines pour mettre à l’abri des rigueurs de l’hiver les plantes fragiles, d’où le nom d’orangerie. La ferme de l’abbatiale datant du XVIIème siècle a été restaurée pour lui rendre son lustre d’antan de manoir breton; situé à l’extérieur du monastère, ce bâtiment pouvait être occupé par le père abbé et sa domesticité, la communauté des moines résidant à l’intérieur des bâtiments monastiques. A la révolution, pendant la terreur une bande de chouans investit les lieux et chasse le dernier occupant Julien Launay. En 1997 à la restauration de la ferme on découvre qu’une espèce rare et protégée de chauves-souris a élu domicile dans les combles délabrés, leur présence a été prise en compte lors des travaux et ces petits animaux vivent maintenant dans le grenier sous les yeux de caméras qui enregistrent leur vie de groupe. Située non loin de la ferme, observons la grange aux dimes, la dime était un impôt payé à l’église qui était égal à un dixième de la récolte, mais l’abbaye avait une règle particulière qui ne demandait à ses métayers que la trente troisième gerbe de blé récoltée. Parfaitement restaurée la grange est constituée d’une pièce rectangulaire couverte d’une toiture de chaume en roseaux, matériau que les moines pouvaient trouver en abondance sur les bords de la Laîta, le sommet du toit est planté d’iris qui protègent le faîtage. A côté de la grange, la porte charretière de l’abbaye qui s’ouvre sur la rabine, route traversant la forêt de Carnoët et menant à Quimperlé, est tout ce qui reste du mur d’enceinte protégeant l’abbaye.Passons du matériel au spirituel, de l’église abbatiale il ne subsiste que la façade renaissance à fronton, construite au XVIIème siècle par les compagnons du devoir, les pilastres et les niches en coquille sont les caractéristiques du style renaissance. Sa destruction remonte à la révolution française ou l’abbaye abandonnée par les moines va être dévastée puis vendue comme bien national, les ruines ont en partie été utilisées comme carrière de pierres. Derrière le fronton l’église mesurait 42 mètres de long sur 7 mètres de large, elle était composée d’une nef, d’un large transept et d’un chevet.La salle capitulaire de style gothique est du XIIIème siècle, c’est le lieu où chaque matin se réunissaient les moines pour y entendre le père abbé commenter les chapitres de la règle de saint Benoit, il y rendait également la justice lorsque des larcins étaient commis sur les terres de l’abbaye, c’est le coeur spirituel de la communauté des moines cisterciens. Par un arrêté en date de 1956 la salle capitulaire ou salle du chapitre a été inscrite au titre des monuments historiques.

 

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LARMOR PLAGE

Larmor Plage est une station balnéaire située à l’entrée de la rade de Lorient, elle fait face à la citadelle de Port Louis à l’origine de la Compagnie des Indes crée par Louis XIV. son climat est caractéristique de la zone océanique de la Bretagne sud. Avec un très fort ensoleillement dépassant les 2.000 heures par an, la ville attire  un grand nombre de touristes français et étrangers, de juin à septembre et tout particulièrement au début du mois d’août  lors du festival interceltique de Lorient. Ses attraits sont: les plages, le port de plaisance, l’école de voile, le casino.

La plage de Toulhars est très appréciée des familles, faite de sable fin, elle s’étend sur un demi kilomètre, bien abritée elle descend en pente douce, la zone de baignade est bien balisée et la surveillance est assurée pendant les mois de juillet et août. Pendant la période de basse mer, la plage offre un vaste terrain de jeux pour les adeptes du beach volley et autres sports de plage, à certaines périodes des clubs de foot viennent même s’y entrainer.

La plage de Port Maria, toute proche du centre ville, est composée d’un sable blanc très fin et s’étire sur une distance d’environ 400 mètres, comme pour la plage de Toulhars, la surveillance est assurée pendant les mois de juillet et août. Les parents peuvent confier leurs enfants au club Mickey; la municipalité  a depuis quelques années ouvert une bibliothèque de plage avec transats et parasols. La promenade piétonne qui surplombe l’estran accueille les promeneurs, elle est bordée par des bars, restaurants, crêperies et glaciers.

Le port de plaisance, bien abrité dans la rade de Lorient est situé dans le quartier de Kernevel, à 2 kilomètres 500 du centre ville de Larmor, il offre un grand nombre  de places à flot dont une centaine réservées aux visiteurs qui trouveront  sur place, restaurants et commerces dédiés à la plaisance. Le kernevel mérite une visite des vacanciers qui pourront y découvrir le repaire du commandement de la Kriegmarine lors de l’occupation allemande mais aussi de belles villas anciennes et des maisons de pêcheur.

Les origines de la ville de Larmor Plage remonteraient au VI ème siècle où saint Gildas fit élever une chapelle, selon la légende, à l’emplacement de l’église actuelle, rien n’est moins sur, mais la date de 1615 gravée dans le granite de la tour clocher nous assure que nous sommes bien là au coeur d’un bourg de pêcheurs qui dépendait à cette époque de la paroisse de Ploemeur et ce n’est qu’en 1925 que Larmor devint commune indépendante et prit le nom de Larmor Plage pour se diversifier de Larmor Baden.

L’église actuelle a subi un grand nombre de transformations qui s’étalent du XIV  au XVII ème siècle, la partie la plus récente est la tour clocher dont la construction a commencé en 1615 pour se terminer en 1666: depuis cette époque une tradition perdure, c’est le salut des navires a Notre Dame de Larmor. Chaque navire de guerre partant en campagne tire une salve de 3 coups de canon en passant devant le clocher, en réponse, les cloches carillonnent, le recteur bénit le navire et les couleurs nationales sont hissées au mât de la tour.

Le centre nautique de Kerguélen à Larmor Plage est le plus important d’Europe et première école française de voile, ce centre propose toutes les activités nautiques, voile ,kayak, plongée sous marine, paddle, marche aquatique etc. Le centre est intégré dans le site naturel du parc océanique de Kerguélen d’une surface de 42 hectares incluant une plage de sable blanc longue d’un kilomètre 500, deux anciens marais et un espace dunaire où faune et flore maritimes sont placées sous la protection du conservatoire du littoral.

Le 5 novembre 2015 le nouveau casino de Larmor Plage ouvrait ses portes, situé en centre ville près de la promenade de Port Maria, il offre aux joueurs  une centaine de machines à sous, une table de black jack et une table de roulette. En dehors des jeux le casino propose des animations musicales, des apéros-concert. Le bar, la brasserie et le restaurant reçoivent les clients joueurs ou non dans un cadre agréable avec une terrasse qui offre une vue imprenable sur la mer.

 

PORT DE PLAISANCE DE KERNEVEL

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L’ÎLE DE LA CITE PARIS QUE J’AIME

L’île de la cité, c’est l’embryon de notre capitale Paris, dont le nom proviendrait des Parisii, une peuplade gauloise de bateliers qui s’installa sur l’île 300 ans avant J.C. Un oppidum, une agglomération fortifiée du nom de Lutèce se constitue pour devenir la capitale des Parisii. En 53 avant J.C Jules César y aurait tenu son Grand Conseil des Gaules avant que son lieutenant Labiénus un an plus tard ne s’empare par ruse de Lutèce et en massacre toute la population. C’est en 508 que Clovis, chef incontestable de la Gaule fera de Lutèce devenue Paris sa capitale. Abordons l’île en traversant la Seine par le Pont Neuf, curieuse appellation car il est en fait le plus ancien des ponts de notre capitale. C’est Henri III qui en 1577 en décide la construction qui débutera en 1578 pour être interrompue de 1588 à 1598 pendant les guerres de religion. Henri IV en 1599 décide de reprendre les travaux qui s’achèveront en 1604. Long de 280 mètres et large de 30, ce pont non couvert dérogeait à l’aspect habituel de ces constructions, il ne supportait aucune maison ce qui permettait d’avoir de chaque côté  des trottoirs pour la circulation des piétons. Le fleuve franchi, sur la petite place du Pont Neuf, c’est le bon roi Henri qui nous accueille, enfin c’est plus tôt sa statue équestre et je vais vous en conter la curieuse histoire. En 1614 est élevée place Dauphine une statue à la gloire de Henri IV, les révolutionnaires de 1789 l’abattent. En 1814, une statue éphémère  est coulée pour la rentrée de Louis XVIII et porte l’inscription « Le retour de Louis fait revivre Henri ». Le 25 aout 1818 est inaugurée l’oeuvre de François-Frédéric Lemot que vous voyez aujourd’hui. En 2004, à l’occasion d’une restauration de la statue, on a découvert  dans le ventre du cheval différents objets qui y avaient été dissimulés 186 ans au paravent. En contrebas de la place du Pont Neuf, sur la pointe ouest de l’Île de la Cité qui comme l’étrave d’un bateau fend les flots le joli square du Vert Galant accueille à la belle saison les parisiens et les nombreux visiteurs étrangers à l’ombre de ses marronniers, saules pleureurs et autres espèces, où assis sur un banc l’on peut goûter  la fraicheur de l’air en lisant ou en admirant les jolis massifs fleuris; c’est ici la partie la plus basse de l’Île de la Cité avec un dénivelé d’environ 7 mètres avec la partie haute, au moment des crues le square peut être submergé en tout ou en partie.

La place Dauphine est un havre de paix qui s’ouvre au milieu du Pont Neuf par la petite rue Henri-Robert. C’est en 1607 que Henri IV cède ce terrain  au président du parlement de Paris Achille de Harlay, à charge pour lui de faire construire des maisons identiques sur les trois côtés d’une place triangulaire qui fut baptisée place Dauphine en l’honneur du dauphin le futur Louis XIII. Au cours des siècles plusieurs restructurations modifièrent l’aspect de la place dont la plus importante en 1874 ou Viollet le Duc fit abattre les immeubles formant la base du triangle pour dégager la façade arrière du Palais de Justice. Au sortir de la place Dauphine, le quai des Orfèvres, nommé ainsi car au 17ème et au 18ème siècle de grands joaillers y tenaient boutiques, mais ce que nous en connaissons aujourd’hui c’est le fameux numéro 36 où siège la préfecture de police. Les bâtiments actuels furent construits  sur l’emplacement de l’ancien hôtel du Premier Président de la Cour d’Appel de Paris détruit par un incendie lors de la Commune en 1871.

La Sainte Chapelle, en 1239 Louis IX achète pour 135.000 livres la couronne d’épines du Christ à l’empereur de Constantinople puis il se porte acquéreur  d’un morceau de la vraie Croix ainsi que de la lance qui perça le flanc de Jésus ce qui l’amena à vouloir construire un monument majestueux pour accueillir ces trésors de la chrétienté. Elevée en 33 mois dans le palais royal, elle est consacrée le 25 avril 1248. Les saintes reliques qui ont été sauvées de la révolution de 1789 sont maintenant conservées en la cathédrale Notre Dame de Paris sous la protection de l’archevêché. De style gothique rayonnant, la Sainte Chapelle du Palais est composée de deux éléments superposés, une chapelle basse qui accueillait les laïcs, les soldats et serviteurs qui dépendaient du palais et la chapelle haute directement reliée au palais réservée à la famille royale. En entrant dans la chapelle basse on a l’impression de pénétrer dans une crypte, ce qui est du a ses dimensions avec une hauteur sous plafond de seulement 6 mètres 60; voûtes et murs sont ornés d’une riche décoration dans les tons rouge, bleu et or. au fond de l’abside une statue de Louis IX nous rappelle que c’est à lui que nous devons cet édifice. La chapelle haute, quel contraste avec ce que nous venons de voir, une immense salle deux fois plus haute que large, les parois latérales et l’absidesont composées sur les deux tiers dela hauteur de vitraux aux tons bleu et rouge insérés entre de fines colonnettes, la partie basse est ornée de statues des apôtres. Au fond de la salle  dans l’abside une tribune à baldaquin abritait les saintes reliques. Depuis la révolution, la Sainte Chapelle a été désaffectée du culte et pourtant, deux fois par an la messe y est célébrée par l’aumônier du groupe catholique du Palais de Justice, à la Toussaint et le 19 mai pour la saint Yves patron des juristes. La conciergerie est une partie de l’ancien palais du roi sur laquelle  régnait le concierge, gouverneur de la maison royale, mais c’est comme antichambre de la mort que ce lieu est connu depuis la révolution de 1789, c’est là que siégeait le tribunal révolutionnaire sous la direction de Fouquier-Tinville, aujourd’hui c’est sans appréhension que l’on pénètre dans l’immense salle gothique dite: salle des gens d’armes. En 19 mois, environ 2600 prisonniers quittèrent la Conciergerie pour monter sur l’échafaud, parmi eux citons: Charlotte Corday, madame du Barry, André Chénier, Lavoisier. Pour clore cette visite de l’Île de la Cité il faut se rendre sur le parvis de Notre Dame de Paris que nous devons au baron Haussmann qui en rasant des îlots d’habitations a largement dégagé la façade du monument dont la construction voulue par Maurice de Sully débuta vers 1163. Après de nombreuses destructions et restaurations, nous découvrons Notre Dame telle que nous l’on laissé Viollet le Duc et Lassus après leurs travaux de restauration qui s’étalèrent de 1841 à 1864. Comment ne pas évoquer aussi le roman de Victor Hugo qui a pour cadre la cathédrale au Moyen-âge dans lequel évoluent ses personnages mythiques : Esméralda, Quasimodo, Claude Frollo, Phoebus de Châteaupers qui nous replongent dans le Paris des gueux de la Cour des Miracles.

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LORIENT ET LA COMPAGNIE DES INDES

La ville de Lorient doit sa naissance à la Compagnie des Indes Orientales fondée en 1664 par Jean Baptiste Colbert, sur les ordres de Louis XIV qui souhaite concurrencer les hollandais, qui depuis 1602 avec la VOC (compagnie unie des Indes Orientales) organise des expéditions commerciales avec les pays d’orient. Les anglais sont également sur le marché avec l’East India Company qui en 1615 signe un traité avec le Grand Moghol, l’autorisant a commercer avec les Indes. Le 22 août 1664 Louis XIV par déclaration royale donne le monopole du commerce avec l’orient à la Compagnie des Indes Orientales qui s’établit au Havre et rachète la Compagnie de Madagascar sise à Port-Louis. Désirant agrandir ses chantiers la Compagnie des Indes va s’implanter sur l’autre rive de la rade au lieu dit « la lande du Faouëdic » alors territoire de la paroisse de Ploemeur.

La compagnie commence par marquer son territoire en construisant des baraquements en bois qui vont former l’enclos, premier noyau d’une infrastructure qui va être appelée à se développer suite à la guerre de Hollande qui met en insécurité les installations de la compagnie dans le port du Havre, le siège de l’exploitation est transféré au Faouëdic.Très rapidement le port s’organise, des bâtiments en dur sont construits pour accueillir les corps de métier nécessaires dans un port et son chantier naval: voilerie, corderie, forge. Ouvriers, artisans , commerçants affluent, une ville est née, son nom sera Lorient.

Le premier grand navire construit par les chantiers lorientais de la Compagnie des Indes est lancé le 6 mai 1671 et porte le nom de « Soleil d’Orient » mais dans un premier temps l’activité du chantier porte essentiellement sur la réparation et l’entretien des vaisseaux de la compagnie. Il  faudra attendre les années 1730 et la réorganisation de la Compagnie des Indes pour qu’elle s’oriente sur le développement de la construction navale et la vente du retour des marchandise d’Asie dont elle a obtenu le monopole de la distribution dans tout le royaume.

En 1731 le contrôleur général Orry décide de regrouper à Lorient l’ensemble des activités de la compagnie et fait appel au premier architecte du roi, Jacques V Gabriel, pour concevoir un ensemble architectural regroupant autour du port tous les éléments nécessaires à l’activité commerciale et industrielle. Il importe que cette conception soit harmonieuse, rationnelle et reflète la puissance de la compagnie car c’est à Lorient et seulement là que se fait le commerce des importations de Chine, des Indes et de l’Arabie.ces travaux débutent en 1733 et seront terminés en 1750.

LORIENT l’hôtel Gabriel

 

 

Que pouvons nous retrouver aujourd’hui des fastes de la Compagnie des Indes? En premier lieu l’imposant Hôtel Gabriel conçu par Gervais Guillois et Louis de Saint Pierre. L’ensemble est constitué de deux pavillons en façade, prolongés par deux ailes latérales avec au centre un jardin à la française. Cet ensemble est destiné à recevoir  la salle des ventes ainsi que des logements. Malheureusement  le bâtiment originel a été détruit, incendié par les bombardements en 1943 et a été reconstruit strictement à l’identique. Les jardins sont ouverts au public ainsi que des salles d’exposition.

Sur la « montagne du Faouëdic » s’élève la tour de la découverte, édifiée en 1786  par l’architecte  Philippe Guillois, ce n’est pas un phare mais une tour de guet qui permet la surveillance  du chenal d’accès au port de Lorient, la tour est munie d’un paratonnerre  pour lui éviter d’être détruite comme la première construite en 1737 et foudroyée en 1751. Après avoir été reconstruite elle est foudroyée à nouveau en 1784. La coupole que l’on voit au sommet de la tour protège un système optique de communication.

LORIENT les moulins

 

Sur la même colline deux moulins dont la construction est antérieure à celle de la tour, ont été bâtis par la compagnie pour fournir la farine nécessaire à la confection des pains et biscuits destinés  à la nourriture du personnel. Le premier moulin date de 1677 et le second de 1719, ils sont identiques, construits en dur et couvert en ardoise, ils cessèrent d’être utilisés en 1825 après avoir été endommagés  par une violente tempête.

Au pied de la colline, une vaste bâtisse dite « maison de l’imprimeur » était en fait au XVIIIème siècle l’imprimerie de la Compagnie des Indes, c’est dans ces ateliers qu’étaient composés les catalogues de vente de toutes les marchandises proposées aux acheteurs, une fois par an, pendant la première quinzaine du mois d’octobre. Tout au long de l’année ce sont les documents nécessaires à l’administration qui sortaient des presses de cette imprimerie.

La Compagnie des Indes a ouvert des comptoirs en Afrique, le principal se situe à Saint Louis du Sénégal à partir du quel sont chargés à destination de Lorient: l’ivoire, le mil, les bestiaux, l’or. Jugé insuffisamment rentable, la compagnie met fin à son monopole en 1758. Les comptoirs de l’Inde à partir des quels sont exportés des épices, du mobilier et surtout des textiles représentent les plus gros tonnages transportés par les navires de la compagnie. Le commerce avec la Chine passe par le port de Canton où sont entreposés, épices, porcelaines et soieries. La guerre de 7 ans (1756-1763) va porter un coup fatal à la Compagnie des Indes, la suspension de son monopole en 1769 aboutira à sa liquidation.

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L’ETANG DU TER

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L’étang  a pour origine une ria, basse vallée de la rivière côtière, le Ter, qui se jetait dans la rade de Lorient; en 1967 la construction d’un pont-digue sur la route reliant Lorient à Larmor Plage ferme la ria et crée en amont l’étang dit de Kermélo. En 1997 une nouvelle digue est construite sur la commune de Ploemeur pour retenir les eaux du Ter et former l’étang Saint Mathurin qui se déverse en aval dans l’étang de Kermélo, c’est l’ensemble de ces deux pièces d’eau qui forme l’étang du Ter réparti sur trois communes, Lorient, Larmor Plage et Ploemeur.011

L’étang de Kermélo est un bassin d’eau saumâtre puisque alimenté par le dévers de Saint Mathurin en eau douce et à chaque grande marée l’ouverture des vannes du pont-digue à basse mer le vide en partie; à pleine mer c’est l’eau de l’océan qui pénètre pour rétablir le niveau. Le renouvellement de l’eau est indispensable pour réoxygéner  cette eau stagnante et permettre à la faune et à la flore aquatique de se développer normalement. Ouvertes au public, les rives de l’étang du Ter est un lieu014 de promenade très apprécié des familles de la région et des estivants, le pique-nique y est autorisé et des tables et bancs rustiques sont mis à la disposition des visiteurs; un parcours sportif avec agrès permet aux jeunes athlètes d’entretenir leur forme, des aires de jeux sont réservées aux enfants, une base nautique permet de s’initier à la pratique de la planche à voile et aux autres sports de plan d’eau.012

Un grand nombre d’oiseaux fréquentent cette grande nappe d’eau, certains occasionnellement comme le goéland cendré qui est un migrateur hivernant ou le sterne Pierre Garin, migrateur estivant. D’autres sont sédentaires tels les cygnes, les hérons cendrés et une forte colonie de grands cormorans, un oiseau piscivore qui peut plonger jusqu’à dix mètres de profondeur pour saisir sa proie. Après sa pêche il passe des heures à se faire sécher car son plumage n’est pas imperméabilisé, ainsi lesté par l’eau il peut plonger plus profondément003

Les rives de l’étang sont très arborées ce qui permet l’été de très agréables promenades à l’ombre des grands feuillus comme les hêtres, le chênes les châtaigniers, en hiver ces arbres auront perdu leurs feuilles mais les résineux, pins, sapins, mélèzes conservent leur couleur verte. L’automne vous offrira les belles couleurs mordorées d’une nature qui s’apprête à s’endormir en attendant sa résurrection printanière. Si vous venez dans la région de Lorient à quelque saison que ce soit, prenez le temps d’un grand bol d’air sur ce site merveilleux.001

 

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COLETTE DU BERCEAU A WILLY

yonne-2016-001Dans la froideur de l’hiver bourguignon, le 28 janvier1873, au 5 de la rue de l’Hospice à Saint Sauveur en Puisaye une petite fille poussait son premier cri en venant au monde dans la belle maison bourgeoise de ses parents. Le père, Julien Joseph Colette est le percepteur de la ville, charge qui  a été concédée en reconnaissance de la Nation au Saint Cyrien capitaine des zouaves Colette gravement blessé au combat et amputé de la jambe gauche. La maman, Sidonie Landoy, veuve Robineau-Duclos épouse Colette a hérité de son défunt mari des bâtiments de la rue de l’Hospice qui abrite maintenant la nouvelle venue, Sidonie Gabrielle Colette, sa demie-soeur , Juliette Robineau née en 1860, son demi-frère Achille Robineau né en 1863, son frère Léopold Colette né en 1866.yonne-2016-009 Nous pouvons aujourd’hui remonter le temps, 143 ans nous séparent de la naissance de Gabrielle Colette et il est possible de mettre nos pas dans les siens grâce a un exceptionnel travail de restauration de sa maison natale mené par l’association  » la maison de Colette ». Le jardin d’en face, le jardin du haut, le jardin du bas ont été reconstitués en fonction des descriptions que l’écrivaine en donnait dans ses livres. Le jardin d’en face, de l’autre côté de la rue avait été acheté par la famille Colette pour éviter le vis à vis d’une construction, il a été replanté à l’identique comme le jardin du haut et le jardin du bas. C’est à la spécialiste des jardins historiques Françoise Phiquepal que nous devons ces très belles réalisations.yonne-2016-007 Si la remise en état des jardins est une réussite, la reconstitution de l’intérieur du bâtiment tient du miracle, pour retrouver peintures et papiers peints d’origine recouverts de plusieurs couches relève du travail au scalpel d’un chirurgien, photographies, lambeaux de tapisserie vont permettre de refabriquer à l’identique  les matériaux nécessaires  à la mise en oeuvre de la réhabilitation des surfaces murales. En ce qui concerne l’ameublement, environ 20% des pièces sont celles ayant appartenu à la famille Colette, pour le reste elles sont d’époque et souvent d’origine locale, ce qui restitue bien l’ambiance familiale dans la quelle évoluait la jeune Colette jusqu’à l’âge de 18 ans.yonne-2016-016

1891, l’année terrible pour la famille Colette ruinée par des dépenses inconsidérées ils sont obligés de procéder à la vente volontaire de leurs biens, meubles et immeuble de Saint Sauveur, c’est un déchirement pour Gabrielle Colette que de quitter la maison du bonheur de son enfance pour rejoindre, à une quarantaine de kilomètres, Châtillon sur Loing où Achille Robineau, médecin de la ville va accueillir temporairement les Colette et leurs enfants dans la maison qu’il occupe au 20 de la rue de l’Eglise, en attendant que Jules Colette trouve de quoi loger sa famille dans cette ville du Loiret qu’il ne quittera plu jusqu’à son décès en 1905.yonne-2016-020 Gabrielle Colette commence une nouvelle vie sur cette terre du Gâtinais qu’elle va découvrir en accompagnant Achille dans ses visites de médecin de campagne et c’est à Châtillon sur Loing qu’elle rencontre un journaliste parisien, Henry Gautier-Villars, alias Willy; il est chauve, a 15 ans de plus qu’elle, elle a 20 ans, il lui demande sa main et elle accepte, c’est l’alliance de la carpe et du lapin. Le 15 mai 1893, mariage civil à la mairie de Châtillon sur Loing, la cérémonie religieuse est réduite à une simple bénédiction donnée à 4 heure de l’après midi dans l’église située à deux pas de la maison d’Achille et ce dans la plus stricte intimité.yonne-2016-024 Colette et son époux ont regagné la capitale, Gabrielle va écrire ses premiers livres que Willy s’empressera de signer, mais cela est une autre histoire. La famille Colette demeurera à Châtillon sur Loing ( qui deviendra Châtillon Coligny en 1896 dans une maison au 9 de la rue de l’Egalité.

 

 

 

 

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LE CHÂTEAU DE SAINT FARGEAU

yonne-2016-050Saint Fargeau, capitale de la Puisaye est une ville d’environ 1700 âmes située en Bourgogne dans le département de l’Yonne. De son  riche passé, ce gros bourg offre aux visiteurs la découverte d’un grand nombre de maisons anciennes à pans de bois, la tour de l’horloge construite en pierre et brique date du XVème siècle, c’est une ancienne porte fortifiée donnant accès à la ville; l’église sainte Ferréole fut construite à la fin du XIIIème siècle. A la suite de fouilles, la découverte de bijoux gallo-romains confirme que le site a été occupé par nos ancêtres les gaulois, mais nous sommes en Bourgogne, terre de Vercingétorix.yonne-2016-028 La pièce maîtresse à découvrir à Saint Fargeau, c’est le château qui, à l’origine n’était qu’un simple rendez-vous de chasse fortifié construit vers l’an 1.000 par un fils naturel d’Hugues Capet du nom d’Héribert qui occupait la charge d’évêque d’Auxerre. Au fil des siècles le château et ses terres changèrent de propriétaires et la place sera prise par les anglais pendant la guerre de cent ans. En 1450 Jacques Coeur, grand argentier du royaume de France achète le château, accusé de malversations il en est dépossédé un an plus tard par son juge Antoine de Chabannes qui rachète a vil prix le domaine et y entreprend des travaux d’agrandissement en lui donnant la forme pentagonale que nous lui connaissons aujourd’hui.yonne-2016-031 En 1566 Renée d’Anjou, une descendante d’Antoine de Chabannes épouse François de Bourbon, en 1576 le roi Henri III érige le comté de Saint Fargeau en duché-pairie, Saint Fargeau passe ainsi dans la famille royale jusqu’à  » La Grande Mademoiselle  » cousine de Louis XIV. Pendant la Fronde, Anne-Marie-Louise d’Orléans s’oppose à son royal cousin en fermant à ses troupes les portes de la ville d’Orléans ce qui lui vaut en 1652 son exil à Saint Fargeau; déçue par l’état des lieux, elle charge Jean-François Le Vau de reprendre les 4 façades intérieures  du château; les travaux qui dureront 4 ans donnent au bâtiment l’aspect dans le quel il se trouve aujourd’huiyonne-2016-044. En 1715 le château de Saint Fargeau devient la propriété de Michel-Robert Le Peletier des Forts et c’est en 1778 qu’il échoit par héritage à Louis-Michel Lepeletier de Saint Fargeau, avocat et conseiller au parlement de Paris il passe avocat général en 1785. Aux Etats Généraux de 1789 il est élu député de la noblesse de Paris. Après l’abolition des titres de noblesse il n’est plu que Michel Lepeletier. En juin 1790 il est président de l’Assemblée Nationale Constituante. Au procès de Louis XVI il vote la mort du roi le 20 janvier 1793 et le soir même alors qu’il est attablé dans un restaurant du Palais Royal il est blessé à mort par un ancien garde de Louis XVI et décèdera  vers 11 heure du soir, la veille de l’exécution du monarque. Il repose maintenant dans la chapelle du château de Saint Fargeau . Jean d’Ormesson est un descendant de Michel Lepeletier de Saint Fargeau, il a passé une partie de sa jeunesse dans ce château qui lui a servi de cadre pour son oeuvre  » Au plaisir de Dieu « .

Le blason de Mademoiselle de Monpensier

Le blason de Mademoiselle de Monpensier

La galerie des portraits

La galerie des portraits

L'escalier d'honneur

L’escalier d’honneur

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La salle des gardes

La salle des gardes

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